Robbie au Zénith

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Cela faisait 8 ans, 9 mois et 13 jours (oui oui on a compté!) que Robbie Williams n’était pas monté sur scène en France depuis le Parc des Princes en 2006…sans compter son concert privé à l’Alhambra en 2010. Autant dire que son retour était attendu par ses fans en France. C’est vrai que Robbie s’est un peu absenté des salles de concerts, jusqu’à son retour avec Take That en 2010 qui lui a donné envie de remonter sur scène. Malgré tout, ses trois dernières tournées (Progress Tour avec Take That en 2011, Take the Crown Tour en 2013 et Swing Both Ways Tour en 2014) ont boudé la France, sûrement à cause des ventes d’albums en baisse. Ce lundi 30 mars, c’était donc un grand événement…et Robbie n’a pas déçu. Pour trois soirs, il a investi la scène du Zénith, et il a reconquis le cœur des Français (et des fans étrangers venus le voir chez nous). Il faut dire qu’il était en forme le Robbie, prêt à en découdre avec ce public, prêt à lui prouver qu’il est encore bien là, prêt à lui montrer qu’il est encore « son fils » (comme il le demande sur un écran en introduction du concert « Suis-je encore votre fils? »). Résumé de trois concerts attendus:

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C’est une tradition sans surprise, les concerts de Robbie Williams débutent immanquablement avec son tube « Let me entertain you » et s’achèvent avec son hymne « Angels ». Cette nouvelle tournée ne déroge pas à la règle. Quand on attend ce concert depuis si longtemps, l’introduction avant l’entrée en scène de Robbie est une interminable torture. Robbie communique avec son public par messages sur son écran géant « Salut, il y a quelqu’un? Je veux entrer en contact avec les vivants…bougez vos fesses, maitenant criez » (paroles habilement traduites de ses chansons). Si bien que quand il arrive enfin sur scène après un long extrait de « Carmina Burana » pour entamer son fameux « Let me entertain you« , le public est gonflé à bloc! La fosse saute dans tous les sens, les gradins sont debouts, Robbie met le feu dans la salle dès les premières secondes. Il est blond, tatoué, musclé dans un veston noir et pantalon noir, et arbore des cornes noires sur la tête. Le diable de la pop anglaise est donc là pour nous divertir. Pas le temps de se calmer puisqu’il enchaîne avec son sulfureux « Rock DJ« . Après deux chansons, on est déjà complètement entré dans le vif du sujet. Temps pour lui de se présenter « My name is Robert Peter Fucking Williams and for the next two hours, your ass is mine »…il se présente peut-être toujours de la même manière depuis quelques années, mais y’a pas à dire, ça fait du bien de l’entendre chez nous! Selon le soir, Robbie change la setlist sensiblement. Lundi et mercredi, il a chanté « Monsoon » en troisième chanson, mardi c’était « Kids ». Pour rendre l’article plus lisible, on suivra le setlist de lundi. Il continue avec « Tripping » sous des lasers traversant la salle et se reflétant dans sa nouvelle veste argentée. Sa voix monte sans problème dans les aigus du refrain, Robbie n’a pas perdu de sa superbe. Hop, il retire sa veste « boule à facettes » pour une chanson plus épurée et inattendue « Royals« , une reprise de Lorde que le public connaît aussi par coeur qu’il mêle ensuite avec sa chanson « Bodies« . Il fait alors revenir sur scène le groupe Baskery qui a assuré la première partie (trois Suédoises) pour interpréter « The road to Mandalay » en acoustique avec guitare, banjo et contrebasse.

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On passe ensuite à un nouveau tableau, Robbie enfile des gants blancs et introduit sa session swing en commençant par s’excuser de ne pas être venu en France depuis si longtemps, « merde Robbie » en français dans le texte. Tout est pardonné avec ses « hadihadihadiha » de « Minnie the Moocher« , grand classique de Cab Calloway qui entraîne facilement tout le public. Le décor rappelle sa dernière tournée. Robbie ne boude pas son plaisir à aller sur l’avancée de scène (la fosse est divisée en fosse normale et fosse or avec cette avancée), ainsi tout le monde peut le voir de près à un moment ou à un autre du concert…il en profite pour serrer des mains, voire même embrasser des fans hystériques. Puis vient un autre de ses tubes « Supreme » qu’il va interpréter version swing comme sur son album « Swing both ways »…mais il ne s’essaie toujours pas à la version française de la chanson « l’amour suprême ». Il fait venir ses musiciens sur le devant de la scène, Gary Nuttall, Jerry Meehan, Guy Chambers et Craig Stein pour une version a cappella d’une chanson du rappeur R. Kelly « Ignition« , c’est drôle et décalé comme on aime. Il termine ce set swing avec le très entraînant « Shout » des Isley Brothers qui redonne de l’élan au public.

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Voilà le passage le plus calme du concert. Robbie s’installe avec une guitare sur une chaise au centre de la scène et appelle son complice Tim Metcalfe avec qui il a composé plusieurs chansons dont « Gospel » dont ils entament le premier couplet. Il nous parle de ses enfants, de la chanson « Go gentle » écrite pour Teddy et introduit la chanson qu’il a composée pour son fils Charly (né en octobre dernier), une chanson de bad boy « Motherfucker » très drôle. Mardi, les fans ont aussi eu droit à une chanson de son dernier album « H.E.S » pendant cette session à la guitare. Puis Tim Metcalfe laisse sa place à Pete Conway, le papa de Robbie, venu chanter « Better man » avec son fiston. Petit moment très touchant, son père l’avait également accompagné sur sa dernière tournée.

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Sortie de scène, Robbie revient triomphant en kilt noir et baskets pour deux chansons mythiques « We will rock you » et « I love rock’n’roll« . Robbie est survolté, il nous montre son slip-tigre (emblématique du clip « Rock DJ »), ses fesses…bref, un festival! Il fait redescendre la température d’un cran en introduisant « No regrets » (« En 1995, j’étais un gamin un colère » en référence à son départ de Take That, sujet de la chanson). Une fois de plus, il passe du temps sur l’avancée de scène. Il revient ensuite sur la scène principale, de nouveau assis, avec ses choristes pour chanter en acoustique « Freedom« , sa reprise de George Michael, son tout premier single (qu’il ne fera pas mardi). Ce fut une véritable bonne surprise pour les fans de la première heure car Robbie jurait depuis 20 ans qu’il ne chanterait jamais cette chanson, et paraissait véritablement content de s’y mettre. Un petit moment de bonheur pour l’ado meurtrie qui sommeille en moi. Puis sur le même ton, il continue avec « Come undone » et les paroles qui défilent sur les écrans géants histoire que le public puisse hurler un « such a whore » comme il se doit. Il finit la chanson avec un petit U2 « I still haven’t found what I’m looking for » qui se marie très bien. Quelle bonne idée!

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Le premier rang s’affole, un lit est amené sur scène, les fans supplient Robbie de les choisir. Il jettera son dévolu (le lundi) sur une fan canadienne venue exprès pour le concert, belle récompense pour elle. Il la fait monter dans le lit, et pendant que Robbie chante « Candy« , les couvertures se transforment en écran et deux corps en pyjama s’animent et dansent sous les têtes de Robbie et de sa partenaire. Robbie a toujours beaucoup d’humour. Un petit tour de scène avec elle et les choristes et puis s’en va. De nouveau des lasers traversent la salle pour un moment solennel, « Feel« , avec des fans qui hurlent les paroles du refrain. On aimerait bien tous lui tenir la main. Puis, le public met les bras en l’air pour un remix de « Millennium » avec un petit rap au milieu tiré de la chanson « 99 problems » de Jay-Z. Quelques notes de l’introduction de « Whole lotta love » de Led Zeppelin entament la chanson « Kids« , son duo normalement interprété avec Kylie Minogue. Pas de Kylie ce soir alors c’est une choriste qui fera l’affaire. Il attrape un drapeau français et danse avec pendant la chanson, venant s’exhiber une nouvelle fois sur l’avancée de scène…rien de tel pour attiser encore la foule française. Et puis il dit au revoir.

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On ne s’inquiète pas trop, tant qu’il n’y a pas eu « Angels », on sait que le concert n’est pas fini. Des voix familières résonnent « is this the real life, is this just fantasy… », les visages du groupe Queen apparaissent sur l’écran avec les premières notes de « Bohemian rhapsody« . Robbie est seulement éclairé par un projecteur pour un hommage vibrant à Freddy Mercury. Il porte une combinaison digne du chanteur disparu de Queen d’ailleurs, noire avec des paillettes (avec les initiales C.A.T sur le torse pour Charly, Ayda et Teddy). Sa voix est impeccable malgré la pression, quel culot de reprendre cette chanson considérée en Angleterre comme la meilleure chanson de tous les temps. Le public est en transe, il faut l’avouer, tout le monde la connaît par cœur (ou presque). Un vrai beau moment d’émotion et de communion avec le public sur une chanson qui n’est même pas la sienne…il est fort ce Robbie, très fort. Et enfin, l’instant fatidique est arrivé. Il finit le concert de deux heures avec « Angels » dans une version scénique très sobre avec un public qui donne de la voix une dernière fois en chœur.

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Nous n’avons pas vu passer les deux heures…c’était un tel bonheur de le revoir enfin chez nous, de le voir heureux (et même ému) sur scène à Paris, de voir ce public debout et conquis, d’entendre à nouveau ses tubes , de retrouver cet entertainer de folie qui nous avait tant manqué, avec la promesse de ne pas mettre dix ans à revenir nous voir.

P1160511 - CopieEt voici des vidéos de toutes les chansons, histoire de vivre ou revivre ses concerts à Paris:

1.Let me entertain you (crédit: laureva77)

2. Rock DJ (crédit: Thibaud Tour)

3. Monsoon (crédit: Jonathan Mayo)

4. Tripping (crédit: Emilie D)

5. Royals/Bodies (crédit: Emilie D)

6. The road to Mandalay (crédit: Stéphane Cordon)

7. Minnie the Moocher (crédit: Vio V)

8. Swing Supreme (crédit: OlivefromToulouse)

9. Ignition (crédit: springflower80)

10. Shout (crédit: Stéphane Cordon)

11. Motherfucker (crédit: springflower80)

12. H.E.S (crédit: Take That France)

13. Better man (crédit: chrisdu74)

14. We will rock you/ I love rock’n’roll/ No regrets (crédit: Emilie D)

15. Freedom (crédit: Take That France)

16. Come undone/Still haven’t found what I’m looking for (crédit: Emilie D)

17. Candy (crédit: stigroute)

18. Feel / Millennium (crédit: Emilie D)

19. Kids (crédit: Emilie D)

20. Bohemian Rhapsody (crédit: Thibaud Tour)

21. Angels (crédit: Emilie D)

Vous pouvez acheter le live (audio) du Zénith sur le site officiel de Robbie

crédit de toutes les photos: Take That France

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